Les Verts, un parti comme les autres

Vincent Bourquin

Les Verts se sont longtemps définis comme un mouvement et non un parti. Ils voulaient ainsi se démarquer des formations traditionnelles.

Mais désormais, les Verts, c’est un parti comme les autres. Avec ses ailes, ses tensions, ses égos surdimensionnés.

La lutte pour le pouvoir à l’interne est lancée. Elle avait commencé lors de la succession de Ruth Genner à la présidence, mais cela a pris une nouvelle tournure ces dernières semaines.

Dans les rôles principaux, on trouve deux jeunes loups. Le Zurichois Bastien Girod et le Genevois Antonio Hodgers. Extrêmement ambitieux, ils veulent devenir les futurs patrons des Verts. Ils rêvent aussi de revêtir un jour l’habit de conseiller fédéral.

Les deux hommes font du bien à ce parti qui parfois donne l’impression de ronronner sous la Coupole fédérale. Ils rappellent aussi que les parlementaires Verts, ce ne sont pas seulement d’anciens militants de l’extrême-gauche reconvertis à l’écologie.

Mais le danger quand on est dévoré d’ambition et que l’on n’a pas la place dont on rêve dans le parti, le risque, c’est de déraper.

Et c’est clairement ce qu’a fait Bastien Girod. Dans un article, relu par son compère Antonio Hodgers, il a dit vouloir freiner l’immigration pour protéger l’environnement. C’est très bien que la gauche traite de la question sans tomber dans l’angélisme. Mais ce n’est pas une raison pour reprendre les thèses de l’extrême-droite.

Bastien Girod, Antonio Hodgers et d’autres jeunes pousses vertes doivent continuer à questionner le parti, mais pas n’importe comment.

Un parti qui doit aussi les intégrer au plus vite dans les instances dirigeantes pour éviter que les tensions ne se transforment en crise ou ne débouchent sur un putsch.

Comme les formations traditionnelles en ont tant connu.

Vincent Bourquin

9 commentaires à “Les Verts, un parti comme les autres”


  1. 1 Pierre 11 nov 2009 à 7:27

    Bonjour monsieur Bourqin,
    Vous évoquez la polémique qui a suivi l’article publié par Mr. Girod à propos de l’immigration. J’aimerais lire cet article pour me faire un avis. Cet article a-t-il été publié publiquement? Pourriez-vous citer une référence où cet article est disponible?
    Merci

  2. 2 wings 11 nov 2009 à 8:44

    Pourquoi qualifier les thèses de Bastien Girod d’extrême droite, alors que la base de sa réflexion ne coïncide pas du tout avec des pensées politiques à tendance xénophobe ?
    L’idée de ce politicien n’est pas de fermer la porte aux personnes ayant besoin de protection, mais de limiter une immigration économique, synonyme d’accroissement de la population, de mitage du territoire, de disparition des espaces verts, de bétonnage du paysage…

    Pour ma part, je me réjouis de constater que le lancement d’un tel débat permet enfin aux Verts de se profiler sur le terrain écologique (qui correspond véritablement à l’origine de leur mouvement) et tranche avec l’image d’un parti positionné à la gauche de la gauche…

  3. 3 wings 11 nov 2009 à 8:58
  4. 4 derek 11 nov 2009 à 9:12

    il n’y a rien de raciste que de dire que l’immigration illégale est une calamité pour les êtres humains, les systèmes sociaux et qu’elle génére des dommages disproportionnés sur l’environnement.

    Le status de réfugié politique, gagné de hautes luttes par les peuples et gouvernements humanistes, est en lambeaux car des criminels de droit commun en obstruent la procédure et les installations.

    Les assurances sociales, fruit ultime de la solidarités des communautés helvétiques, servent de fourre-tout pour des marginaux étrangers, qui jettent l’opprobre sur les émigrés responsables et intégrés.

    Ouvrons les yeux : la responsabilité individuelle prime sur le droit à l’assistance; l’indépendance revendiquée par les peuples africains exige une part proportionnelle de responsabilité communautaire en Afrique.

  5. 5 cybermamy 11 nov 2009 à 9:30

    Dans cette affaire, ces jeunes politiciens ne doivent pas oublier que la planète ne se limite pas à la seule Suisse. Politiquement, l’immigration illégale pose un réel problème, mais ces gens vivent quelque part, donc ils font partie de la population mondiale. A quoi ça servirait d’avoir une Suisse (si petite) parfaite et pure écologiquement au milieu d’un monde qui s’en bat l’oeil de l’écologie ?
    L’environnement est un problème qui doit se régler à l’échelon planétaire, mais quand on voit le résultat des conférences internationales à ce sujet, on désespère. Il serait peut-être temps que la majorié silencieuse se réveille, dans tous les pays.

  6. 6 Montabelais 12 nov 2009 à 10:38

    Les positions de Girod et de Hodgers ne sont que les prémices visibles d’un embourgeoisement des Verts. Tout cela avait commencé avec la boboïsation du mouvement, dont les deux jeunes loups précédemment nommés sont de superbes exemples. Si j’étais les socialistes, je me méfierais comme de la peste d’un allié tel que les Verts. Ce parti n’a en effet de cesse de les cannibaliser, au plus grand profit de la droit libérale. Pour ma part, je n’ai aucune envie de jouer le cocu de cette histoire.

  7. 7 Menmen 13 nov 2009 à 13:34

    L’immigration, le betonage, le traitement des dechets, les disparites de salaires; tout ces sujets doivent preoccuper les verts - comme n’importe quel partie devrait le faire!
    Je ne vois pas ou est le mal quand on parle de l’immigration et pas seulement d’afrique ou asie.
    Si vous ne parlez pas le “Hochdeutsch a Zürich” vous ne pouvez bientot plus converser avec les gens. Il n’y a plus que des allemands!!
    Sans parler dans les stations services ou dans les kiosques vous n’entendez plus qu’un allemand approximatif, pour moi une native suisse-alemanique un vrai choc culturel.
    Je ne retournerai pas de sitot a Zürich, une ville que j’adore par ailleurs.

  8. 8 His Royal Highness 16 nov 2009 à 11:17

    La quesion que se posent aujourd’hui les Verts suisses, a déjà été posée avant eux. Ils n’innovent rien.

    Le chancelier allemand qui gouverna, de 1933 à 1945, l’Allemagne (réunifiée en 1934 avec l’Autriche et en 1938 avec les Sudètes), était un écologiste avant l’heure. Il considérait l’Europe comme l’espace vital et donc écologique de la population européenne (qu’il supposait être d’origine aryenne) et se demandait si l’immigration et la présence massive de population “non-aryenne” (ce qui voulait sans doute dire pour lui non européenne) ne mettait pas en danger cet espace vital écologique.

    Il faut dire que le chancelier était très sensible à l’écologie, c’était un véritable précurseur du national-écologisme. Il adorait la nature, était exclusivement végétarien, aimait beaucoup les animaux et surtout les chiens. Il aimait peindre de beaux paysages à ses heures de loisir. Il avait ainsi beaucoup de points communs avec le prince Charles d’Angleterre qui est lui aussi sensible à tout ce qui est écologique.

    Autre point commun entre le chancelier et le prince Charles : le chancelier était un grand ami du grand oncle du prince Charles, le roi Edouard VIII de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, plus connu sous le nom de duc de Windsor, après son abdication. Le chancelier a accueilli plusieurs fois le prince et son épouse, la duchesse de Windsor, au Berghof, la superbe résidence qu’il avait fait construire au coeur des Alpes de Bavière, où les amoureux de la nature pouvaient admirer un paysage unique au monde qu’il fallait à tout prix préserver de la pollution et du tourisme de masse.

    Espérons que les princes William et Harry sauront eux aussi se montrer dignes de leurs ancêtres et du national-écologisme.

  9. 9 SABRINA 16 nov 2009 à 15:10

    A rire tant la gauche se tord pour éviter les vraies questions que même une “personne primate ” pas UDC mais simplement observatrice et lucide se pose en constatant l’augmentation de la population et les dégâts analysés
    sur le biotope suisse (plantes, forêts, espace vital pour les enfants, trafic accru, pollution des eaux ) et on rigole doucement quand on lit la prose égrenée par René Felber, parlant à des journalistes de son expérience au Bhoutan, dans le cadre de l’aide au développement ” qu’il trouvait justifiée les visas accordés au compte-goutte aux touristes désireux de visiter le pays, oui car disait-il cette mesure permettait de protéger le Bhoutan des influences étrangères qui pouvaient nuire aux coutumes du royaume, abimer sa nature, et modifier surtout sa population ” Etrange , le Bhoutan ressemble étrangement à la Suisse, ( paysages alpestres, agriculture ) alors la question se pose …pourquoi le Bhoutan est-il digne d’être fermé ,protégé ,sanctuarisé, et pas la Suisse……Et Doudou diène, et kreiss, et le HCR…ont-ils bougé ,gesticulé, amendé ce gouvernement népalais qui emploie les saisonniers népalais (tiens, ce système existe encore ? ) et les logent dans des étables, leur interdit toute relation humaine avec les Bhoutanais (ses )-donc pas de mariages mixtes, pas d’amitiés ….l’apartheid…quoi…..ça se passe comme çà et Felber, en vrai socialiste , n’en souffle mot et ici en Suisse, la question de l’immigration forcenée et sans commune mesure ,avec aucune période de notre courte existence (de la Confédération suisse ) ne peut être abordée ,discutée, sans encourir les foudres de la bien pensance socialo-facho qui comme en 1917, comme en 1939, en URSS, à Berlin, ordonnent de la fermer , de faire comme si rien n’était, si rien de grave et irréversible ne détruisait notre territoire national, nos coutumes, notre art de vivre ensemble, (les 4 entités nationales) toujours plus écartelées entre l’OUVERTURE SANCTIFIEE ET SAINTE PAR LES INQUISITEURS SOCIALOS , LEURS CERVEAUX RENDUS MALADES DE L’INDIGESTION DES ANERIES MARXISTES ET DE LEUR APPLICATION AUX PROLETAIRES DE LA CLASSE MOYEENE SUISSE….

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