Par les temps qui courent, il devient presque plus difficile pour un politicien suisse de réussir sa sortie du Conseil fédéral que de s’y faire élire. Un comble pour un gouvernement de concordance.
Sans parler de Ruth Metzler et Christoph Blocher, congédiés sans préavis par une assemblée fédérale peu convaincue, on se souvient du long chemin de croix qui a mené à la démission de Samuel Schmid. Et du soulagement de Joseph Deiss, si fier d’avoir su tirer sa révérence avant que d’être poussé dehors.
En cette période troublée, seul un rusé comme Pascal Couchepin parvient à sortir par la grande porte, malgré un bilan en demi-teinte. Et s’il en est un qui donnerait très cher pour trouver la formule magique du Valaisan, c’est bien Hans-Rudolf Merz.
Pressenti sur le départ il y a un an tout juste, après son accident cardiaque, le ministre des Finances a absolument tenu à assurer son année de présidence, avant de prendre sa retraite. Une année qui l’a mené en enfer, entre l’enterrement du secret bancaire et le psychodrame libyen. Une crise qui le condamne désormais à rester aux affaires, car si nos deux ressortissants ne sont pas libérés, une démission de Merz en fin d’année sonnerait comme un désaveu total pour la Suisse face au clan Kadhafi.
Dans son genre, Hans-Rudolf Merz est le troisième otage de cette sale affaire: il n’a plus aucune chance de réussir sa sortie politique.
Nicole Lamon
Hans-Rudolf Merz est-il un président-conseiller fédéral sous tutelle ? On pourrait le penser en constatant la manière avec laquelle le président (ou plutôt caporal-chef) du PLR Fulvio Pelli décide impérativement de la date de sortie de son « pupille », lequel n’a même plus le droit de s’exprimer lui-même sur ses intentions dans les médias selon « Le Temps » du 23.11.2009 !!!
Pauvre Monsieur Merz, lui qui espérait prendre une retraite « bien méritée » en 2010…
La chienlit règne au Conseil fédéral: rien ne va plus !
Hansruedi n’en finit plus de perdre la face, pire encore il se met à dos l’Italie berlusconienne, pourtant des « amis » libéraux comme vous Monsieur le président !!
Selon « Le Temps », Ueli le Ministre de la Défense, s’ennuie à mourir au Conseil fédéral :mais personne ne vous obligeait à vouloir à quitter votre tracteur, Herr Maurer !
Calmy-Rey s’enferre à justifier les bourdes de son copain Laurent Moutinot : les genevoiseries ont des limites Madame la Ministre..
Moritz joue les dinosaures indéboulonables :le PS trépigne de rage à le voir s’accrocher, mais le papy Moritz veut figurer au Guiness Book !
Quant à Burkhalter le petit dernier, il aura le plaisir d’inaugurer les annonces d’augmentations de primes maladie bisannuelles : ne vous étranglez pas Monsieur le Ministre !
Merz ne savait pas que
Parole DU Bédouin = parole de sagouin.
Il pensait même le contraire, se référant à la légendaire et fiable « parole de bédouin. »
Qu’il rate ou réussisse sa sortie politique, personne n’en à rien à secouer. Sauf quelques journalistes parlementaires abandonnés à leurs lubies dans cette triste comédie du pouvoir.
C’est un peu terrible mais si vrai à la fois: quelques années après le départ d’un conseiller fédéral en Suisse, de quoi se souvient-on? Hormis pour messieurs Feldber de Delamuraz, dont le souvenir des visages défaits un certain soir de décembe 1992 reste le souvenir le plus marquant de leurs carrières pour les Suisses. Pour les autres, la manière de quitter le gouvernement laisse la trace définitive. Pensez donc à Elisabeth Kopp: qui se souvient d’autre chose que de sa fuite dans sa grosse voiture noire? Je trouve que le Parlement devrait surtout choisir avec plus de discernement ses ministres.
Merz alors … !?